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Que faire d'une donation reçue : les meilleures strategies pour faire fructifier cet argent

Que faire d'une donation reçue : les meilleures strategies pour faire fructifier cet argent

Donation reçue : placement, immobilier, investissement ou épargne ? Decouvrez comment optimiser fiscalement et financierement une donation. Le guide complet Profitys.

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 En résumé — Donation de son vivant

  • C'est quoi : un acte juridique par lequel un donateur transfère de son vivant la propriété d'un bien (immobilier, somme d'argent, mobilier) à un donataire, de façon irrévocable

  • Types principaux : donation simple, don manuel, donation-partage, donation au dernier vivant — chacun avec ses règles et ses avantages fiscaux

  • Abattements fiscaux : 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans, 31 865 € pour les petits-enfants, 80 724 € entre époux — renouvelables

  • Frais de notaire : obligatoires pour les donations immobilières et les donations-partages, facultatifs pour le don manuel

  • Déclaration : tout don doit être déclaré à l'administration fiscale via le formulaire 2735 dans le mois suivant la donation

  • Réserve héréditaire : les donations ne peuvent pas dépasser la quotité disponible — une partie du patrimoine est réservée aux héritiers réservataires

  • Stratégie : anticiper les donations permet de réduire significativement les droits de succession futurs en utilisant les abattements disponibles tous les 15 ans

Comment faire une donation ?

Faire une donation, c'est transmettre de son vivant tout ou partie de son patrimoine à une personne de son choix — enfant, petit-enfant, conjoint, proche ou tiers. C'est un acte de donation irrévocable : une fois réalisée, la donation ne peut en principe pas être annulée sauf dans des cas très précis prévus par le code civil.

La donation peut porter sur des biens très divers : une somme d'argent, un bien immobilier, des valeurs mobilières, du mobilier, ou encore des parts d'entreprise. Selon la nature du bien et la forme choisie, les formalités diffèrent.

Les deux grandes formes de donation :

La donation par acte notarié est obligatoire pour certains biens — notamment les biens immobiliers et les donations-partages. L'acte authentique est rédigé par un notaire, signé devant lui, puis enregistré auprès de l'administration fiscale. Les frais de notaire sont calculés sur la valeur de la donation (entre 1 % et 3 % selon les tranches) et s'ajoutent aux éventuels droits de donation.

Le don manuel est une forme simplifiée réservée aux biens mobiliers — somme d'argent, bijoux, œuvres d'art, valeurs mobilières. Il se réalise par simple remise du bien de la main à la main, sans formulaire papier ni passage devant notaire obligatoire. Mais il doit tout de même être déclaré à l'administration fiscale.

Les étapes pour effectuer une donation :

  1. Définir l'objet et le bénéficiaire de la donation

  2. Évaluer la valeur du bien à transmettre

  3. Vérifier les abattements disponibles et les droits éventuellement dus

  4. Passer devant notaire si nécessaire (immobilier, donation-partage)

  5. Déclarer la donation aux impôts dans le délai légal

  6. Régler les droits de donation si l'abattement est dépassé

Consulter un notaire est fortement recommandé même pour les donations simples, pour s'assurer du respect des règles de la réserve héréditaire et optimiser la stratégie de transmission globale.

Quels sont les types de donation ?

Le droit français distingue plusieurs types de donation, chacun adapté à des situations patrimoniales et familiales différentes.

La donation simple

C'est la forme la plus courante. Le donateur transmet un bien à un donataire sans contrepartie. Elle peut être faite en pleine propriété (transfert total) ou en démembrement — le donateur conserve l'usufruit (droit d'usage et de jouissance) tandis que le donataire reçoit la nue-propriété. Cette technique est particulièrement efficace sur l'immobilier : la valeur taxable est réduite à la seule nue-propriété, calculée selon un barème fiscal basé sur l'âge de l'usufruitier.

Le don manuel

Le don manuel porte sur des biens mobiliers corporels ou incorporels (chèque, virement, valeurs mobilières, bijoux). Pas d'acte notarié requis, mais une déclaration obligatoire. Il bénéficie des mêmes abattements que la donation classique.

La donation-partage

La donation-partage permet au donateur de répartir tout ou partie de son patrimoine entre ses héritiers de son vivant. Son avantage majeur : la valeur des biens donnés est figée au jour de la donation pour le calcul des droits de succession futurs — même si les biens s'apprécient considérablement par la suite. Elle évite les conflits entre héritiers en organisant le partage de façon définitive.

La donation au dernier vivant

La donation au dernier vivant (ou donation entre époux) ne prend effet qu'au décès du donateur. Elle permet d'élargir les droits du conjoint survivant au-delà de ce que prévoit la loi — notamment en lui accordant la pleine propriété ou l'usufruit d'une part plus importante de la succession. Elle est révocable à tout moment par son auteur.

La donation avec clause de retour

La clause de retour stipule que si le donataire décède avant le donateur, le bien revient automatiquement dans le patrimoine du donateur — sans droits de succession. Cette clause est particulièrement utilisée pour les donations aux enfants ou petits-enfants.

Quels sont les frais de donation ?

Les coûts d'une donation se décomposent en deux catégories distinctes : les frais de notaire et les droits de donation.

Les frais de notaire

Les frais de notaire sont obligatoires pour les donations immobilières et les donations-partages. Ils comprennent les émoluments du notaire (calculés selon un barème réglementé), les débours (frais engagés pour le compte du client) et la TVA. À titre indicatif, pour une donation immobilière de 200 000 €, les émoluments notariaux représentent environ 1 500 à 2 000 €.

Pour un don manuel, il n'y a pas de frais de notaire — seulement les droits de donation si l'abattement est dépassé.

Les droits de donation

Les droits de donation sont calculés sur la valeur nette de la donation après application des abattements. Les principaux abattements en vigueur :

Lien de parenté

Abattement

Parent → Enfant

100 000 € (renouvelable tous les 15 ans)

Grand-parent → Petit-enfant

31 865 €

Entre époux / partenaires PACS

80 724 €

Oncle/tante → Neveu/nièce

7 967 €

Entre frères et sœurs

15 932 €

Au-delà de l'abattement, le barème des droits de donation s'applique selon le lien de parenté — de 5 % à 45 % entre parents en ligne directe, de 35 % à 45 % entre frères et sœurs, 55 % entre oncle/tante et neveu/nièce, 60 % entre non-parents.

L'exonération spéciale don familial

Le don familial de somme d'argent bénéficie d'une exonération spécifique de 31 865 € (cumulable avec les abattements classiques) lorsqu'il est consenti en pleine propriété à un descendant, un neveu ou nièce, sous conditions d'âge (donateur de moins de 80 ans, donataire majeur).

Comment organiser une donation familiale ?

Organiser une donation familiale efficacement nécessite une vision patrimoniale globale, pas seulement une réflexion acte par acte.

La stratégie des 15 ans

Les abattements fiscaux sur les donations se reconstituent tous les 15 ans. Un parent qui a 55 ans peut donc effectuer une première donation à ses enfants (100 000 € exonérés par enfant), puis une seconde à 70 ans avant son décès. Cette planification sur le long terme réduit considérablement les droits de succession futurs.

Le démembrement de propriété

Donner la nue-propriété d'un bien immobilier tout en conservant l'usufruit est l'une des techniques les plus efficaces de transmission patrimoniale. La valeur taxable est réduite selon l'âge de l'usufruitier : à 60 ans, la nue-propriété vaut 50 % de la pleine propriété ; à 70 ans, 60 %. Au décès de l'usufruitier, le donataire récupère la pleine propriété sans aucun droit de succession supplémentaire.

La donation-partage pour éviter les conflits

Pour les familles avec plusieurs héritiers, la donation-partage est la meilleure façon d'organiser la transmission de façon équitable et définitive. Elle fixe les valeurs au jour de la donation et évite les requalifications lors de la succession définitive.

L'assurance vie en complément

L'assurance vie n'est pas une donation au sens juridique, mais elle joue un rôle complémentaire essentiel dans une stratégie de transmission : les capitaux transmis au décès bénéficient d'un abattement spécifique de 152 500 € par bénéficiaire (pour les versements effectués avant 70 ans), totalement indépendant des abattements sur donations et successions.

Quelles sont les règles de la donation ?

La donation est encadrée par des règles impératives du code civil qui protègent les héritiers et garantissent l'équité de la transmission.

La réserve héréditaire

La principale contrainte : le donateur ne peut pas donner plus que la quotité disponible de son patrimoine. Une partie est réservée aux héritiers réservataires (enfants, et à défaut de descendants, le conjoint). En présence d'un enfant, la réserve est de 1/2 du patrimoine ; avec deux enfants, 2/3 ; avec trois enfants ou plus, 3/4. Les donations qui dépassent la quotité disponible peuvent être réduites lors du règlement de la succession.

L'imputation sur la part héréditaire

Les donations consenties aux enfants sont en principe imputées sur leur part héréditaire future — principe du rapport à succession. Une donation-partage évite ce mécanisme en organisant le partage définitivement.

Les causes de révocation

Une donation simple est en principe irrévocable. Elle ne peut être annulée que dans des cas limitativement prévus par le code civil : ingratitude du donataire (attentat à la vie du donateur, sévices, injures graves), survenance d'enfant si la clause de retour a été prévue, ou inexécution des charges imposées.

Le droit de retour légal

Indépendamment de toute clause, le code civil prévoit un droit de retour légal au profit des père et mère : si leur enfant donataire décède sans descendance, les biens donnés reviennent aux parents — sous déduction des dettes et sans droits de succession.

Comment déclarer une donation ?

Déclarer une donation est une obligation légale — y compris pour les dons manuels qui n'ont pas nécessité l'intervention d'un notaire.

Le délai de déclaration

La déclaration doit être effectuée dans le mois suivant la donation pour les actes notariés. Pour les dons manuels, la déclaration intervient soit spontanément, soit lors de la révélation du don à l'administration (en cas de contrôle fiscal ou de succession).

Le formulaire 2735

La déclaration d'un don manuel s'effectue via le formulaire 2735, disponible sur impots.gouv et déposable en ligne via l'espace personnel du contribuable ou directement auprès de la direction des services fiscaux du domicile du donataire.

La déclaration en ligne

Depuis 2021, la déclaration en ligne des dons manuels est possible directement depuis l'espace personnel sur impots.gouv. C'est la démarche la plus simple et la plus rapide. Il suffit de renseigner le montant du don, le lien de parenté, la date et la nature du bien.

Les informations à déclarer

  • Identité du donateur et du donataire

  • Nature du bien donné et sa valeur

  • Date du don

  • Abattements applicables et droits éventuellement dus

  • Mode de paiement des droits (si applicable)

Les droits de donation sont payables immédiatement lors du dépôt de la déclaration. L'administration fiscale peut contester la valeur déclarée dans un délai de 3 ans.

Quels biens peuvent être donnés ?

Presque tous les actifs patrimoniaux peuvent faire l'objet d'une donation, avec des règles spécifiques selon la nature du bien.

Les sommes d'argent

Le don d'argent est la forme la plus simple et la plus courante. Il peut se faire par virement, chèque ou espèces (dans la limite des règles anti-blanchiment). Il bénéficie des abattements classiques et de l'exonération spéciale don familial sous conditions.

Le bien immobilier

La donation d'un bien immobilier — résidence principale, investissement locatif, terrain — nécessite obligatoirement un acte notarié. La valeur taxable est la valeur vénale du bien au jour de la donation. Le démembrement (nue-propriété + usufruit) est fréquemment utilisé pour optimiser la fiscalité.

Les valeurs mobilières

Actions, obligations, parts de fonds — les valeurs mobilières peuvent être données en pleine propriété ou en démembrement. La valeur retenue est le cours au jour de la donation pour les titres cotés, la valeur vénale pour les titres non cotés.

Le mobilier

Meubles, œuvres d'art, bijoux, collections — ces biens peuvent faire l'objet d'un don manuel. Leur valeur doit être estimée au jour de la donation, idéalement par un expert pour éviter toute contestation ultérieure de l'administration fiscale.

Les parts d'entreprise

La transmission d'une entreprise via donation bénéficie d'un régime fiscal spécifique — le Pacte Dutreil — qui permet une exonération de 75 % des droits de donation sur les parts transmises, sous conditions d'engagement de conservation et de direction. C'est l'outil de transmission d'entreprise le plus puissant du droit français.

Conclusion : la donation, un acte patrimonial à ne pas improviser

La donation est un acte fort, généreux et fiscalement puissant — à condition d'être réalisée au bon moment, dans la bonne forme, et en cohérence avec l'ensemble de votre stratégie de transmission.

Trop de familles françaises découvrent tardivement l'étendue des outils disponibles. Un don concerne bien plus que la simple remise d'une donation d'argent à un enfant : il s'inscrit dans une démarche patrimoniale globale qui intègre la nature des biens transmis, le lien de parenté avec le bénéficiaire, les abattements disponibles, le contrat de mariage éventuel, et les droits des autres héritiers. Une donation réalisée sans vision d'ensemble peut créer des déséquilibres entre enfants, dépasser la quotité disponible, ou générer une charge fiscale évitable.

La donation manuelle d'une somme d'argent à un enfant majeur est l'opération la plus simple — elle ne nécessite ni notaire ni papier particulier, mais reste soumise à l'obligation de déclaration sur impots.gouv via le formulaire 2735. À l'autre extrémité, la transmission d'un patrimoine immobilier complexe avec plusieurs héritiers, un divorce dans la famille ou un oncle sans descendance directe appelle une ingénierie patrimoniale complète, avec notaire, fiscaliste et conseiller en gestion de patrimoine.

Le type de donation le plus adapté à votre situation — donation simple, démembrement, donation-partage, donation d'argent avec exonération spéciale — dépend de plusieurs conditions : votre âge, la nature et la valeur de votre patrimoine immobilier et mobilier, votre situation familiale, et l'objet de la donation. En janvier 2026, les abattements en vigueur permettent à un couple de transmettre jusqu'à 200 000 € par enfant en totale exonération fiscale — et de recommencer dans 15 ans.

Le fisc n'est pas votre ennemi dans cette démarche : il a lui-même prévu des mécanismes d'exonération significatifs pour encourager la transmission intergénérationnelle. L'enjeu est de les activer dans le bon ordre, au bon moment, avec les bons supports — et de ne pas laisser les abattements disponibles se perdre faute d'anticipation.

Chez Profitys, nous accompagnons nos clients dans la mise en place de leur stratégie de transmission : audit patrimonial complet, identification des conditions d'optimisation fiscale, coordination avec les notaires, et intégration des donations dans un plan patrimonial global cohérent avec vos objectifs de long terme. Une approche indépendante, sans conflit d'intérêt, orientée uniquement vers la préservation et la transmission de votre héritage.

Transmettre, c'est décider. Mieux vaut décider tôt.

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Profitys est immatriculé auprès de l’ORIAS sous le numéro 25000113 en qualité de Courtier en Assurance (COA), une activité régulée par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), et de Conseiller en Investissement Financier (CIF), sous la supervision de l’Autorité des marchés Financiers (AMF).

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