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Structuration patrimoniale

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Assurance-vie et US Person : les vraies alternatives en 2026

Assurance-vie et US Person : les vraies alternatives en 2026

US Person en France : pourquoi l'assurance-vie vous est souvent refusée (FATCA) et quelles alternatives patrimoniales privilégier.

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En résumé : 

  • Les assureurs français refusent quasi-systématiquement de faire souscrire une assurance-vie aux US Persons depuis l'entrée en vigueur de la loi FATCA, en raison de la charge réglementaire qu'elle implique.

  • Même lorsqu'un contrat est accessible, les fonds européens logés dans l'assurance-vie sont classifiés comme PFIC par l'IRS, ce qui génère une fiscalité américaine punitive et des obligations déclaratives lourdes.

  • La convention fiscale franco-américaine ne couvre pas les fiscaux de l'assurance-vie française, exposant les US Persons à un risque de double imposition sur les produits du contrat.

  • L'assurance-vie au Luxembourg est plus accessible mais ne règle pas le problème PFIC, sauf à investir dans des ETF américains via un fonds dédié, une solution réservée aux patrimoines de plusieurs millions d'euros.

  • Les vraies alternatives sont le compte-titres avec ETF cotés aux États-Unis, l'immobilier direct et, selon les cas, les SCPI : des dispositifs compatibles avec la législation américaine et la fiscalité du pays d'accueil.

  • Les obligations déclaratives américaines (FBAR, formulaire 8938, formulaire 8621 pour chaque fonds PFIC) sont incontournables, et les pénalités en matière de non-déclaration peuvent atteindre des montants très élevés.

  • La gestion de patrimoine d'un expatrié US Person en France nécessite un conseiller maîtrisant à la fois la fiscalité française et la législation américaine, pour éviter les pièges à éviter qui concernent les deux systèmes simultanément.

US PERSON, conseiller patrimonial

Être citoyen américain ou titulaire d'une green card en France expose à une réalité méconnue : la grande majorité des assureurs français refusent d'ouvrir une assurance-vie aux US Persons. Ceux qui acceptent encore exposent leurs clients à une fiscalité américaine punitive souvent mal anticipée. Avant d'investir, il est indispensable de comprendre les règles qui s'appliquent à votre situation.

Qu'est-ce qu'une US Person ?

Le statut de US Person est défini par la législation fiscale américaine. Il ne se limite pas aux citoyens nés aux États-Unis. Est considérée comme US Person toute personne qui remplit l'un des critères suivants :

  • Citoyen américain, quel que soit le pays de résidence

  • Titulaire d'une green card (résident permanent américain)

  • Personne ayant passé suffisamment de jours aux États-Unis selon le "substantial presence test"

  • Personne née aux États-Unis, même sans y avoir jamais résidé

  • Enfant d'un citoyen américain sous certaines conditions

Ce statut est crucial parce que les États-Unis appliquent une fiscalité fondée sur la nationalité, et non sur la résidence. Contrairement à la France et à la quasi-totalité des autres pays qui imposent leurs résidents, les États-Unis imposent leurs citoyens et résidents permanents sur l'ensemble de leurs revenus mondiaux, où qu'ils se trouvent. Un Français naturalisé américain vivant à Dijon reste imposable aux États-Unis sur ses revenus et placements français.

Pourquoi l'assurance-vie pose problème aux US Persons

L'assurance-vie française est le placement préféré des épargnants en France. Enveloppe fiscale avantageuse après 8 ans, transmission hors droits de succession jusqu'à 152 500 € par bénéficiaire, souplesse des rachats partiels. Ces avantages sont réels pour un résident fiscal français sans obligations américaines.

Pour une US Person, la situation est fondamentalement différente. Deux problèmes majeurs se cumulent.

Premier problème : la non-reconnaissance des avantages fiscaux français. Les États-Unis ne reconnaissent pas l'enveloppe fiscale de l'assurance-vie française. L'IRS considère les gains générés dans le contrat comme imposables chaque année, sans bénéficier du report d'imposition qui fait l'attrait de l'assurance-vie en France. La convention fiscale franco-américaine de 1994 ne couvre pas explicitement l'assurance-vie, ce qui génère un risque de double imposition sur les produits du contrat.

Second problème : le statut PFIC des unités de compte. La plupart des fonds disponibles dans les contrats d'assurance-vie français sont des OPCVM domiciliés en Europe. Or, ces fonds sont classifiés par l'IRS comme des "Passive Foreign Investment Companies" (PFIC). La fiscalité américaine sur les PFIC est particulièrement punitive : imposition au taux marginal maximal, intérêts de retard supplémentaires, obligations déclaratives complexes (formulaire 8621 à remplir pour chaque fonds détenu).

FATCA : la loi qui a tout changé

La loi FATCA (Foreign Account Tax Compliance Act), adoptée en 2010 et entrée en vigueur en 2014, oblige les institutions financières étrangères à identifier et déclarer les comptes détenus par des US Persons à l'IRS. En cas de non-conformité, les banques et assureurs s'exposent à une retenue à la source de 30 % sur leurs flux financiers en provenance des États-Unis.

Pour se conformer à FATCA, les assureurs français ont fait un choix commercial simple : plutôt que d'investir dans des systèmes de conformité complexes et coûteux pour une population de clients réduite, ils ont préféré refuser purement et simplement l'ouverture de contrats aux US Persons. Les groupes qui acceptent encore représentent une minorité, et leurs offres sont souvent limitées.

La loi FATCA s'accompagne d'obligations déclaratives spécifiques pour les US Persons elles-mêmes. Le formulaire FBAR (FinCEN 114) doit être déposé chaque année si le total des comptes financiers étrangers dépasse 10 000 dollars à un moment quelconque de l'année. Le formulaire 8938 (FATCA) s'applique à partir de 50 000 dollars d'actifs financiers étrangers. L'assurance-vie entre dans le périmètre de ces obligations déclaratives.

Les assureurs français refusent-ils systématiquement les US Persons ?

Dans la pratique, oui pour la très grande majorité d'entre eux. Les grands acteurs du marché français, qu'il s'agisse des bancassureurs ou des compagnies indépendantes, ont adopté une politique de refus systématique à l'ouverture. Certains contrats en cours peuvent être maintenus, mais de nouveaux versements sont parfois bloqués dès lors que le statut US Person est détecté.

Les rares assureurs qui acceptent encore les US Persons imposent des conditions restrictives : exclusion des unités de compte en fonds européens (pour éviter l'exposition aux PFIC), fonds en euros uniquement dans certains cas, montants minimums élevés, et reporting spécifique au titre de FATCA. Le marché s'est donc significativement réduit pour ce profil de client.

L'assurance-vie luxembourgeoise : une solution partielle

L'assurance-vie au Luxembourg bénéficie d'une réputation solide pour les expatriés et les patrimoines importants. Le "triangle de sécurité" luxembourgeois, la supervision de la CSSF et la possibilité de créer des fonds dédiés en font une structure prisée pour la gestion patrimoniale internationale.

Pour les US Persons, l'assurance-vie luxembourgeoise est une solution plus accessible que son équivalent français. Certains assureurs luxembourgeois ont développé une expertise spécifique pour ce profil de client et acceptent les US Persons sous conditions.

Cependant, le problème des PFIC demeure. Si le contrat luxembourgeois est investi en fonds européens, ces fonds restent des PFIC aux yeux de l'IRS. Pour contourner ce problème, il est possible de loger des ETF américains cotés aux États-Unis (non-PFIC par définition) dans un fonds dédié luxembourgeois. Cette solution est accessible mais implique généralement des tickets d'entrée élevés, souvent à partir d'un million d'euros d'actifs.

La double imposition reste un sujet à surveiller. Le foreign tax credit permet d'imputer l'impôt français sur l'impôt américain, mais son application à l'assurance-vie luxembourgeoise dépend de la structure exacte du contrat et de la situation individuelle. Consulter un conseiller fiscal spécialisé en fiscalité franco-américaine est indispensable avant toute souscription.

Les vraies alternatives patrimoniales pour une US Person en France

Face aux contraintes de l'assurance-vie, plusieurs alternatives méritent d'être étudiées selon le profil patrimonial et les objectifs.

Le compte-titres ordinaire avec des ETF américains

Le compte-titres ordinaire (CTO) est la solution la plus accessible et la plus compatible avec le statut de US Person. L'avantage clé : il est possible d'investir dans des ETF cotés aux États-Unis (Vanguard, iShares US listed, Schwab) qui ne sont pas des PFIC. Ces ETF sont fiscalement transparents pour l'IRS, ce qui évite les contraintes déclaratives spécifiques aux PFIC.

La fiscalité française s'applique normalement sur les plus-values et dividendes (flat tax à 30 %), et le foreign tax credit permet de déduire l'impôt français de la note américaine dans la plupart des cas. C'est la solution la plus simple et la plus sûre pour une US Person souhaitant investir en actions.

L'immobilier direct

L'investissement immobilier direct est une option patrimoniale naturelle pour les US Persons en France. La convention franco-américaine prévoit des règles d'imposition spécifiques pour les revenus fonciers et les plus-values immobilières, généralement plus favorables que pour les placements financiers. L'IFI (impôt sur la fortune immobilière) s'applique en France à partir de 1,3 million d'euros de patrimoine immobilier net. Le régime LMNP au réel est accessible aux US Persons et offre une optimisation fiscale côté français, sous réserve de l'impact sur la déclaration américaine.

Les SCPI

Les SCPI présentent un profil particulier pour les US Persons. Sur le plan français, ce sont des placements immobiliers qui génèrent des revenus fonciers et peuvent s'inscrire dans une stratégie de déficit foncier. Sur le plan américain, les parts de SCPI peuvent être traitées comme des PFIC si la structure est qualifiée de fonds étranger, ce qui nécessite une analyse au cas par cas avec un conseiller fiscal spécialisé. Certaines SCPI comme SCPI Corum sont davantage documentées sur ce sujet.

Le contrat de capitalisation

Le contrat de capitalisation est souvent évoqué comme alternative à l'assurance-vie. Il bénéficie d'avantages fiscaux comparables en France (imposition uniquement au rachat, valorisation à la valeur de rachat dans le cadre de l'IFI) et peut être transmis par donation ou succession. Pour les US Persons, il souffre des mêmes problèmes que l'assurance-vie côté américain : non-reconnaissance de l'enveloppe, PFIC sur les unités de compte, obligations déclaratives. Il ne constitue pas une vraie alternative sur le plan fiscal américain.

La retraite et l'épargne salariale

Les dispositifs d'épargne salariale français (PEE, PER collectif, PER individuel) sont traités différemment selon leur structure par l'IRS. Le PER individuel peut, sous certaines conditions et selon les accords conventionnels, bénéficier d'un traitement favorable. Ce point reste très technique et nécessite une analyse individuelle.

Les obligations déclaratives à ne pas négliger

Au-delà du choix des produits, une US Person en France doit impérativement respecter ses obligations déclaratives américaines, sous peine de pénalités sévères.

Le FBAR (FinCEN 114) doit être déposé chaque année avant le 15 avril (avec extension possible) si les comptes financiers étrangers dépassent 10 000 dollars. Le formulaire 8938 s'applique à partir de 50 000 dollars d'actifs financiers étrangers pour un célibataire. Le formulaire 8621 doit être rempli pour chaque fonds PFIC détenu, ce qui peut représenter un volume déclaratif considérable si le portefeuille contient plusieurs fonds européens.

L'amende pour non-déclaration du FBAR peut atteindre 10 000 dollars par compte par année non déclarée, et jusqu'à 50 % du solde du compte pour les violations volontaires. Le programme de régularisation de l'IRS (Streamlined Foreign Offshore Procedures) permet de régulariser les situations passées avec des pénalités réduites pour les contribuables qui n'ont pas agi volontairement.

Pour une US Person expatriée en France, la gestion patrimoniale ne peut pas se faire avec les outils standards. Souscrire une assurance-vie sans vérifier sa conformité FATCA, investir dans des fonds européens sans anticiper les règles PFIC, ou ignorer ses obligations déclaratives dans le pays d'accueil sont des pièges à éviter absolument. Chaque décision financière a des conséquences fiscales dans les deux territoires simultanément, et ce qui réduit l'impôt en France peut aggraver la note américaine.

Choisir le bon dispositif demande une analyse croisée : comprendre votre statut exact, recenser vos actifs patrimoniaux existants, évaluer vos objectifs de défiscalisation et de transmission, et préparer votre déclaration américaine en conséquence. L'accès à des solutions de qualité, comme un fonds dédié luxembourgeois ou un compte-titres bien construit avec des valeurs mobilières américaines, existe, mais dépend d'une ingénierie patrimoniale rigoureuse.

Profitys vous accompagne en tant que conseiller indépendant, immatriculé à l'ORIAS, pour structurer votre patrimoine en tenant compte de votre double obligation fiscale. Du choix du bon enveloppe à la coordination avec votre conseiller fiscal américain, nous construisons avec vous une stratégie cohérente des deux côtés de l'Atlantique.

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US PERSON, conseiller patrimonial

Profitys est immatriculé auprès de l’ORIAS sous le numéro 25000113 en qualité de Courtier en Assurance (COA), une activité régulée par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), et de Conseiller en Investissement Financier (CIF), sous la supervision de l’Autorité des marchés Financiers (AMF).

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